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Au fil du Doubs route-095
Au fil du Doubs
Les Brenets–St-Ursanne
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Au fil du Doubs, Itinéraire 95 de Suisse Mobile

Au fil du Doubs, Itinéraire 95 de Suisse Mobile

Le projet est parti cet hiver d’une discussion sur la route du Valais, avec ma fille ainée de 15 ans, devant le spectacle des Dents du Midi. Elle me fit part de son intérêt à faire un trek sur plusieurs jours et pourquoi pas avec son papa.
L’hiver ayant été doux et peu enneigé, j’en ai profité pour parcourir différents sentiers dans les Côtes du Doubs. L’idée me vint alors de lui proposer l’itinéraire 95 « Au fil du Doubs », 67 kilomètres des Brenets à St-Ursanne.

L’idée l’ayant séduite et les vacances de Pâques approchant, je planifie les détails du projet afin qu’elle puisse apprécier pleinement cette première expérience de trek.

Les Côtes du Doubs étant sauvages et isolées, j’opte finalement pour les 4 étapes décrites dans l’itinéraire 95, ce qui nous permettra de faire halte dans les hébergements ouverts en cette période de l’année.
Etape 1

Dimanche 2 avril, sous un ciel gris, ma fille et moi prenons le train à La Chaux-de-Fonds, direction Les Brenets, départ de l’itinéraire.

En milieu de matinée, nous débutons notre 1ère étape : Les Brenets – Maison Monsieur, 18 kilomètres.

Au sortir du village des Brenets, la route goudronnée se faufile dans les Côtes du Doubs, au milieu d’une nature sauvage et boisée qui nous accompagnera tout au long de ces 4 jours. Un chamois nous contemple tranquillement à l’approche de la Tête à Calvin (nous faisons l’impasse sur la traversée de sa grotte qui débouche au milieu de la paroi rocheuse) et nous arrivons bientôt au hameau du Saut-du-Doubs. Nous quittons provisoirement l’itinéraire (que nous rejoindrons quelques kilomètres plus loin, afin de réserver une surprise à ma fille) et traversons le Doubs sur une passerelle pour rejoindre le côté français et le tracé du GR 5. Après quelques centaines de mètres le long des échoppes touristiques et restaurants encore clos à cette saison, nous grimpons vers le point de vue du Haut, qui surplombe la cascade. Le site est grandiose ! L’eau plonge de 27 mètres et amorce un virage à 90° dans un vrai canyon.

Nous poursuivons notre chemin jusqu’au barrage du Châtelot. A cet endroit, les rochers s’élèvent en une gigantesque barrière blanche au-dessus du Doubs, au sommet de laquelle se trouve un ancien site druidique.

Nous descendons le sentier qui rejoint la rivière 74 mètres plus bas et parcourons encore quelques centaines de mètres avant une pause pic-nic bienvenue face à la vénérable auberge du Châtelot qui nous salue de la rive suisse. Ancien témoin de ce Doubs au passé pré-industriel, dont il ne reste que peu de traces. De ces nombreux

hameaux, moulins, verreries, scieries et auberges qui se succédaient sur des kilomètres, seuls quelques vestiges sont encore visibles de-ci de-là.

C’est à cet endroit que j’ai réservé la surprise à ma fille : nous devons rejoindre l’itinéraire, côté Suisse. Mais pas de passerelle à cet endroit…nous allons utiliser l’ancien seuil de barrage d’un moulin, gué aménagé qui nous permet de traverser la rivière au sec. Une petite échelle métallique, quelques pierres de tailles détachées des anciens murs du moulin, puis d’élégants nénuphars métalliques nous portent sur la rive suisse.

Nous poursuivons notre périple sous le soleil revenu. Les Roches Pleureuses nous gratifient de leurs larmes qui s’égouttent dans un décor qui ressemble aux falaises maritimes. Chants des oiseaux accompagnant celui de la rivière tantôt paisible, tantôt impétueux, raies de lumières au travers des arbres, falaises blanches polies par les eaux, nuances infinies de verts printaniers qui feraient le bonheur d’un peintre romantique (Courbet s’est du reste arrêté à Maison Monsieur, terme de notre première étape). Nous sommes déjà dans un autre monde, déconnectés du quotidien, à mille lieux de la civilisation. Même le téléphone portable ne répond plus.

Plus loin, le sentier débouche sur un cadre enchanté : une petite plage de sable, protégée par des arbres tortueux couverts de mousses vertes, de grandes roches, la rivière au pied d’une haute falaise dont elle a creusé la roche avec le temps jusqu’à former une grotte, un feu qui finit de se consommer et nous invite à une longue pause … on devine les gnomes et les lutins.

Nous reprenons notre marche, grimpons d’une centaine de mètres pour passer au-dessus de la centrale électrique du Torret, contemplons son funiculaire, dont la pente dépasse parfois 100% et en fait l’un des plus incliné de Suisse.

Sur le sentier des Graviers à Bonaparte, nous plongeons dans l’écologie de la rivière en conversant avec un groupe de pêcheurs qui nous partagent leurs soucis : de nombreuses truites semblent à nouveau être affectées par un parasite qui avait causé de grands ravages il y a 7 ans.

Laissant nos pêcheurs, nous arrivons bientôt en vue de Maison-Monsieur et son hôtel qui nous attend. Les roches blanches, les forêts et l’exotique Pavillon des sonneurs se reflètent sur la surface polie du Doubs en un tableau fascinant.
Etape 2

Lundi 3 avril, nous débutons cette 2ème étape, la plus longue : Maison Monsieur – Goumois, 21 kilomètres.

Après avoir traversé le jardin du Pavillon des sonneurs, nous longeons quelques centaines de mètres la route qui relie La Chaux-de-Fonds à Fournet-Blancheroche (France). A La Rasse, nous repassons sur la rive française du Doubs en empruntant le pont de fer datant de 1893, qui surplombe rapides, ruines d’anciens moulins et d’une usine d’horlogerie.

Nous empruntons à nouveau un passage du GR 5. Le sentier se faufile sur des éboulis de cailloux qui donnent une ambiance de Sud. A Biaufond, nous revenons sur Suisse par le pont routier métallique datant lui de 1881. A partir de là nous allons devoir grimper sur quelques kilomètres, les falaises rocheuses ne permettant plus de suivre le lit de la rivière. Nous devinons à nos pieds le barrage du Refrain, puis les échelles de la Mort, haut lieu de contrebande. Nous renonçons à descendre le chemin escarpé menant aux ruines du Moulin de la Mort, dont la légende rapporte que son meunier tuait et détroussait les nobles fuyant la France au moment de la Révolution.

Notre sentier rejoint bientôt le Doubs à l’emplacement de l’ancien moulin de la Bouège. Des passerelles en bois nous permettent de grimper sur les murs en ruines qui s’avancent au-dessus du Doubs. Nous profitons d’un foyer sur l’un d’eux pour allumer un feu et savourer notre pause de midi, entourés d’eau.

Après la charmante auberge de la Bouège – et sa terrasse accueillante au bord du Doubs – nous traversons le hameau de la Goule. Un gigantesque éboulement côté français, dû au tremblement de terre de 1356 qui a ravagé Bâle, a fait s’effondrer tout un pan de falaises sur le village du Bief d'Étoz dont il ne resta que la chapelle.

Après s’être élargi, le Doubs se resserre à nouveau. Nous devinons le grondement des flots qui dévalent le barrage du Theusseret et arrivons à l’auberge du même nom, toute droit sortie d’un autre temps. Installée dans l’ancien moulin, au pied de rochers escarpés recouverts de mousses, d’où cascadent de nombreux filets d’eau. Nous faisons halte à quelques pas du barrage pour une pause méritée dans ce cadre enchanteur, les pieds dans l’eau fraîche.

Une dernière tirée nous fait encore découvrir le site international de canoé situé à quelques centaines de mètres et nous arrivons à Goumois, fin de notre 2ème étape. Nous sommes rejoints au souper par ma fille cadette qui fera avec nous les deux dernières étapes.
Etape 3

Mardi 4 avril, nous entamons à trois cette 3ème étape, la plus courte : Goumois - Soubey, 13 kilomètres. Nous en rajoutons cependant 3 pour aller découvrir un autre site enchanteur : la cascade du Bief de Vautenaivre qui chute par-dessus un majestueux abri sous-roche.

Le chemin serpente à côté du Doubs - plus paisible à présent - s’en éloignant de quelques dizaines de mètres pour franchir quelques rochers, puis s’empressant de le rejoindre, dans un décor continu de forêts.

Nous faisons notre pause de midi à proximité du Moulin Jeannotat - qui fut également auberge - sur les bords d’un petit ruisseau dévalant la montagne, dont le charme fera l’enchantement de mes filles.

A Clairbief, le Doubs devient entièrement suisse sur plusieurs kilomètres. Peu après, l’itinéraire nous réserve une dernière surprise de taille : une forte montée suivie d’une descente tout aussi raide qui nous fait arriver droit sur Soubey. Nous savourons notre étape à la terrasse de notre hôtel puis les pieds dans l’eau.
Etape 4

Mercredi 5 avril, 4ème et dernière étape : Soubey – St-Ursanne, 15 kilomètres.

Au sortir de Soubey, nous découvrons un ancien moulin en état qui permet d’imaginer ce Doubs pré-industriel.

Les champs remplacent petit à petit la forêt, la vallée du Doubs se fait plus large et moins sauvage.

A La Charbonnière, nous traversons le Doubs sur une passerelle pour rejoindre la rive gauche que nous ne quitterons plus. A Tariche, on aperçoit un bac encore en fonction qui permet de traverser le Doubs à la force des bras.

Au Bois Banal, notre dernier feu et repas de midi au bord de l’eau. La route qui nous fait face annonce, après 3 jours isolés dans les Côtes du Doubs, le retour à la civilisation.

La rivièvre amorce peu après son grand virage à gauche qui l’éloigne du Rhin et le ramène direction la France et le Rhône.

Nous apercevons bientôt les carrières qui surplombent St-Ursanne.

Après un dernier effort, nous voilà sur le magnifique pont de pierre au bout duquel une porte nous fait entrer dans ce magnifique village moyenâgeux qui plonge le visiteur dans un autre temps.

Cette arrivée digne du Chemin de Compostelle boucle magnifiquement cet itinéraire riche en beautés de la nature pour qui sait regarder et écouter. Un émerveillement des sens et une parenthèse de 4 jours où l’on se recentre sur soi-même en symbiose avec la nature sauvage.

Avril 2017
Le projet est parti cet hiver d’une discussion sur la route du Valais, avec ma fille ainée de 15 ans, devant le spectacle des Dents du Midi. Elle me fit part de son intérêt à faire un trek sur plusieurs jours et pourquoi pas avec son papa.
L’hiver ayant été doux et peu enneigé, j’en ai profité pour parcourir différents sentiers dans les Côtes du Doubs. L’idée me vint alors de lui proposer l’itinéraire 95 « Au fil du Doubs », 67 kilomètres des Brenets à St-Ursanne.

L’idée l’ayant séduite et les vacances de Pâques approchant, je planifie les détails du projet afin qu’elle puisse apprécier pleinement cette première expérience de trek.

Les Côtes du Doubs étant sauvages et isolées, j’opte finalement pour les 4 étapes décrites dans l’itinéraire 95, ce qui nous permettra de faire halte dans les hébergements ouverts en cette période de l’année.
Etape 1

Dimanche 2 avril, sous un ciel gris, ma fille et moi prenons le train à La Chaux-de-Fonds, direction Les Brenets, départ de l’itinéraire.

En milieu de matinée, nous débutons notre 1ère étape : Les Brenets – Maison Monsieur, 18 kilomètres.

Au sortir du village des Brenets, la route goudronnée se faufile dans les Côtes du Doubs, au milieu d’une nature sauvage et boisée qui nous accompagnera tout au long de ces 4 jours. Un chamois nous contemple tranquillement à l’approche de la Tête à Calvin (nous faisons l’impasse sur la traversée de sa grotte qui débouche au milieu de la paroi rocheuse) et nous arrivons bientôt au hameau du Saut-du-Doubs. Nous quittons provisoirement l’itinéraire (que nous rejoindrons quelques kilomètres plus loin, afin de réserver une surprise à ma fille) et traversons le Doubs sur une passerelle pour rejoindre le côté français et le tracé du GR 5. Après quelques centaines de mètres le long des échoppes touristiques et restaurants encore clos à cette saison, nous grimpons vers le point de vue du Haut, qui surplombe la cascade. Le site est grandiose ! L’eau plonge de 27 mètres et amorce un virage à 90° dans un vrai canyon.

Nous poursuivons notre chemin jusqu’au barrage du Châtelot. A cet endroit, les rochers s’élèvent en une gigantesque barrière blanche au-dessus du Doubs, au sommet de laquelle se trouve un ancien site druidique.

Nous descendons le sentier qui rejoint la rivière 74 mètres plus bas et parcourons encore quelques centaines de mètres avant une pause pic-nic bienvenue face à la vénérable auberge du Châtelot qui nous salue de la rive suisse. Ancien témoin de ce Doubs au passé pré-industriel, dont il ne reste que peu de traces. De ces nombreux

hameaux, moulins, verreries, scieries et auberges qui se succédaient sur des kilomètres, seuls quelques vestiges sont encore visibles de-ci de-là.

C’est à cet endroit que j’ai réservé la surprise à ma fille : nous devons rejoindre l’itinéraire, côté Suisse. Mais pas de passerelle à cet endroit…nous allons utiliser l’ancien seuil de barrage d’un moulin, gué aménagé qui nous permet de traverser la rivière au sec. Une petite échelle métallique, quelques pierres de tailles détachées des anciens murs du moulin, puis d’élégants nénuphars métalliques nous portent sur la rive suisse.

Nous poursuivons notre périple sous le soleil revenu. Les Roches Pleureuses nous gratifient de leurs larmes qui s’égouttent dans un décor qui ressemble aux falaises maritimes. Chants des oiseaux accompagnant celui de la rivière tantôt paisible, tantôt impétueux, raies de lumières au travers des arbres, falaises blanches polies par les eaux, nuances infinies de verts printaniers qui feraient le bonheur d’un peintre romantique (Courbet s’est du reste arrêté à Maison Monsieur, terme de notre première étape). Nous sommes déjà dans un autre monde, déconnectés du quotidien, à mille lieux de la civilisation. Même le téléphone portable ne répond plus.

Plus loin, le sentier débouche sur un cadre enchanté : une petite plage de sable, protégée par des arbres tortueux couverts de mousses vertes, de grandes roches, la rivière au pied d’une haute falaise dont elle a creusé la roche avec le temps jusqu’à former une grotte, un feu qui finit de se consommer et nous invite à une longue pause … on devine les gnomes et les lutins.

Nous reprenons notre marche, grimpons d’une centaine de mètres pour passer au-dessus de la centrale électrique du Torret, contemplons son funiculaire, dont la pente dépasse parfois 100% et en fait l’un des plus incliné de Suisse.

Sur le sentier des Graviers à Bonaparte, nous plongeons dans l’écologie de la rivière en conversant avec un groupe de pêcheurs qui nous partagent leurs soucis : de nombreuses truites semblent à nouveau être affectées par un parasite qui avait causé de grands ravages il y a 7 ans.

Laissant nos pêcheurs, nous arrivons bientôt en vue de Maison-Monsieur et son hôtel qui nous attend. Les roches blanches, les forêts et l’exotique Pavillon des sonneurs se reflètent sur la surface polie du Doubs en un tableau fascinant.
Etape 2

Lundi 3 avril, nous débutons cette 2ème étape, la plus longue : Maison Monsieur – Goumois, 21 kilomètres.

Après avoir traversé le jardin du Pavillon des sonneurs, nous longeons quelques centaines de mètres la route qui relie La Chaux-de-Fonds à Fournet-Blancheroche (France). A La Rasse, nous repassons sur la rive française du Doubs en empruntant le pont de fer datant de 1893, qui surplombe rapides, ruines d’anciens moulins et d’une usine d’horlogerie.

Nous empruntons à nouveau un passage du GR 5. Le sentier se faufile sur des éboulis de cailloux qui donnent une ambiance de Sud. A Biaufond, nous revenons sur Suisse par le pont routier métallique datant lui de 1881. A partir de là nous allons devoir grimper sur quelques kilomètres, les falaises rocheuses ne permettant plus de suivre le lit de la rivière. Nous devinons à nos pieds le barrage du Refrain, puis les échelles de la Mort, haut lieu de contrebande. Nous renonçons à descendre le chemin escarpé menant aux ruines du Moulin de la Mort, dont la légende rapporte que son meunier tuait et détroussait les nobles fuyant la France au moment de la Révolution.

Notre sentier rejoint bientôt le Doubs à l’emplacement de l’ancien moulin de la Bouège. Des passerelles en bois nous permettent de grimper sur les murs en ruines qui s’avancent au-dessus du Doubs. Nous profitons d’un foyer sur l’un d’eux pour allumer un feu et savourer notre pause de midi, entourés d’eau.

Après la charmante auberge de la Bouège – et sa terrasse accueillante au bord du Doubs – nous traversons le hameau de la Goule. Un gigantesque éboulement côté français, dû au tremblement de terre de 1356 qui a ravagé Bâle, a fait s’effondrer tout un pan de falaises sur le village du Bief d'Étoz dont il ne resta que la chapelle.

Après s’être élargi, le Doubs se resserre à nouveau. Nous devinons le grondement des flots qui dévalent le barrage du Theusseret et arrivons à l’auberge du même nom, toute droit sortie d’un autre temps. Installée dans l’ancien moulin, au pied de rochers escarpés recouverts de mousses, d’où cascadent de nombreux filets d’eau. Nous faisons halte à quelques pas du barrage pour une pause méritée dans ce cadre enchanteur, les pieds dans l’eau fraîche.

Une dernière tirée nous fait encore découvrir le site international de canoé situé à quelques centaines de mètres et nous arrivons à Goumois, fin de notre 2ème étape. Nous sommes rejoints au souper par ma fille cadette qui fera avec nous les deux dernières étapes.
Etape 3

Mardi 4 avril, nous entamons à trois cette 3ème étape, la plus courte : Goumois - Soubey, 13 kilomètres. Nous en rajoutons cependant 3 pour aller découvrir un autre site enchanteur : la cascade du Bief de Vautenaivre qui chute par-dessus un majestueux abri sous-roche.

Le chemin serpente à côté du Doubs - plus paisible à présent - s’en éloignant de quelques dizaines de mètres pour franchir quelques rochers, puis s’empressant de le rejoindre, dans un décor continu de forêts.

Nous faisons notre pause de midi à proximité du Moulin Jeannotat - qui fut également auberge - sur les bords d’un petit ruisseau dévalant la montagne, dont le charme fera l’enchantement de mes filles.

A Clairbief, le Doubs devient entièrement suisse sur plusieurs kilomètres. Peu après, l’itinéraire nous réserve une dernière surprise de taille : une forte montée suivie d’une descente tout aussi raide qui nous fait arriver droit sur Soubey. Nous savourons notre étape à la terrasse de notre hôtel puis les pieds dans l’eau.
Etape 4

Mercredi 5 avril, 4ème et dernière étape : Soubey – St-Ursanne, 15 kilomètres.

Au sortir de Soubey, nous découvrons un ancien moulin en état qui permet d’imaginer ce Doubs pré-industriel.

Les champs remplacent petit à petit la forêt, la vallée du Doubs se fait plus large et moins sauvage.

A La Charbonnière, nous traversons le Doubs sur une passerelle pour rejoindre la rive gauche que nous ne quitterons plus. A Tariche, on aperçoit un bac encore en fonction qui permet de traverser le Doubs à la force des bras.

Au Bois Banal, notre dernier feu et repas de midi au bord de l’eau. La route qui nous fait face annonce, après 3 jours isolés dans les Côtes du Doubs, le retour à la civilisation.

La rivièvre amorce peu après son grand virage à gauche qui l’éloigne du Rhin et le ramène direction la France et le Rhône.

Nous apercevons bientôt les carrières qui surplombent St-Ursanne.

Après un dernier effort, nous voilà sur le magnifique pont de pierre au bout duquel une porte nous fait entrer dans ce magnifique village moyenâgeux qui plonge le visiteur dans un autre temps.

Cette arrivée digne du Chemin de Compostelle boucle magnifiquement cet itinéraire riche en beautés de la nature pour qui sait regarder et écouter. Un émerveillement des sens et une parenthèse de 4 jours où l’on se recentre sur soi-même en symbiose avec la nature sauvage.

Avril 2017

Dieser Reisebericht liegt an:

Au fil du Doubs route-095
Au fil du Doubs
Les Brenets–St-Ursanne
Zur Route